Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /2008 10:37

 

Capitaine de la compagnie,archer moi même,je fais de la reconstitution médiévale historique depuis 1992.Ma première motivation est surtout liée au tir à l'arc que je pratique depuis 1987. 

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Le  capitaine se trouve à la tête de la compagnie. C’est un soldat professionnel (dit "de métier) dont les taches sont  multiples, la première est de commander la troupe, et les diverses structures militaires. Un tel travail ne peut s'accomplir tout seul. Il se fait aider de plusieurs sous- officiers nommés à la tête de petites structures. 


 < Le prévaux s'occupe du bon fonctionnement du camp et de la garde de celui ci.


< Le maître-artilleur dirige les bandes d'artillerie. (surtout au xv siècle).

 < Le capitaine des archers dirige les tirs de la compagnie puis, il manœuvre avec celle ci lorsque le combat se rapproche.

   < Un(e) intendant(e)aidé(e) des chambrières est très utiles pour que la compagnie soit longtemps en état de combattre le plus longtemps possible.

 




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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /2008 12:46

 


 

 

          La compagnie Sainte Hermine de Redon .          





La compagnie est née à Redon 1994 au sein de la compagnie de tir à l'arc la Redonnaise. La compagnie se rassemble pour unir ses rêves et son amour de l'histoire au sein de ce groupe de reconstitution historique.

Plusieurs archers interviennent lors des combats avec des flèches
(Blunt) qui permettent des tirs spectaculaires sur l'ennemi.

 Les hommes d'armes en armures et épées à la main combattent l'ennemi.

 A l'intérieur du camp, la vie quotidienne des hommes des femmes et enfants rythme  les activités. Plusieurs artisans travaillent autour des tentes dans leurs échoppes et les épouses des soldats préparent les repas autour du feu.

La compagnie sainte hermine, c’est aussi son sérieux historique mais aussi son sens de la pédagogie et de l'humour.  
 

NOTRE ETAT D'ESPRIT : faire les choses le plus sérieusement possible... sans pour autant se prendre au sérieux.

 

 

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 08:29

La trêve de Malestroit, le 19 janvier 1343   

545px-Blason_fam_fr_de_Malestroit_ancien_svg.png   


En Bretagne, à la suite de la mort sans héritier, en 1341, du duc Jean III, enterré à Ploërmel, deux ducs Jean de Montfort et Charles de Blois s'affrontent pour obtenir la couronne de duc.
En France vient de commencer une longue guerre (la guerre de Cent Ans), opposant Anglais et Français dont les rois veulent, chacun, la couronne de France.
Depuis 1309, le pape siège à Avignon et, en 1342, Pierre-Roger de Montfort, un bénédictin limougeaud, est élu pape sous le nom de Clément VI.
La guerre de Succession de Bretagne, internationalisée, divise et ruine les Bretons. La principauté bretonne devient une plate-forme privilégiée en vue de la conquête du royaume de France par les Anglais, les alliés des montfortistes, partisans de Jean de Montfort. Les Français soutiennent les blésistes, partisans de Charles de Blois, un neveu du roi valoisien.

Fin octobre 1342, Edouard III, roi d'Angleterre débarque en Bretagne et, à la tête d'une forte troupe de plus de 10 000 hommes avec les renforts bretons montfortistes, programme de prendre Nantes, Rennes et Vannes aux mains des Franco-Bretons. Il s'installe près de Vannes et envoie des lieutenants investir Rennes et Nantes. Charles de Blois presse le roi de France de venir à son secours. Fin décembre, le duc de Normandie (futur roi Jean II le Bon), prend Ploërmel et s'installe à proximité, avec sa nombreuse armée, trois à quatre fois plus nombreuse que celle d'Edouard III. Il est rejoint par le roi Philippe VI. C'est la première fois, dans l'histoire de Bretagne que sont présents, face à face, les deux rois de France et d'Angleterre –qui, à partir de leurs deux camps retranchés, préparent une grande bataille.

Le pape Clément VI délègue, pour négocier la paix, deux cardinaux, celui de Prenestre, Pierre Després de Montpezat et celui de Tusculum, Annibal Caietani de Ceccano, qui obtiennent un sauf-conduit anglais pour s'installer à Malestroit. Avec beaucoup de patience et de diplomatie, des deux cardinaux réussissent à convaincre les deux rois et leur entourage, pourtant très hostiles à ces négociations. Le 19 janvier 1343, en la chapelle du Prieuré de la Madeleine (aujourd'hui en ruine bien conservée), est signée une trêve. La grande bataille est évitée. Le roi Philippe VI rentre en France avec son armée mais il ne libère par Montfort, retenu prisonnier à Paris. Le roi Edouard III regagne l'Angleterre et y amène la duchesse Jeanne de Flandre (épouse de Montfort) et son fils Jean afin de le mettre à l'abri et l'éduquer. Mais il laisse des troupes en Bretagne pour garder les possessions de Jean de Montfort. En fait, la question de la succession bretonne n'est pas résolue, chaque prétendant gardant, sous la protection respective de la France et de l'Angleterre, le bénéfice des territoires acquis et occupés.

La trêve conclue jusqu'à la saint Michel, le 29 septembre 1346, ne sera guère respectée puisque, dès le 2 août 1343, Olivier de Clisson (le père du futur connétable de France), est-il arrêté, sur ordre du roi de France, malgré un sauf-conduit et traîtreusement décapité. Le 29 novembre de la même année, 14 seigneurs

bretons montfortistes (dont deux Malestroit, père et fils), sont également décapités, en pleine trêve de Malestroit.


 

                 

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 18:58


                                            La ville Redon



Les armoiries se décrivent: d'azur au navire équipé d'argent voguant à pleines voiles sur des ondes du même, au chef d'hermine. 






Il existe peu de sources sur ce secteur avant 832. Toutefois, il semblerait que s'y développa le vicus des Redones.


Le nom de Redon est issu du gaulois roto- (la roue)



     Redon est citée pour la première fois dans la charte de fondation de son Abbaye en 834. Cependant, on a découvert dans le pays des objets datant de l'époque du bronze et l'occupation romaine a laissé des traces retrouvées sur les collines, au nord de la ville actuelle.


C'est sur une langue de terre basse et étroite s'étendant entre deux bras de la Vilaine, appelé "Roton"que Conwoïon, aristocrate breton, archidiacre du diocèse de Vannes, fonda son monastère en 832. Cet emplacement lui fut concédé par Ratuili, chef local. La donation fut confirmée par l'empereur - Roi des Francs - Louis le Débonnaire et Nominoë, préfet des Marches de Bretagne.


     L'Abbaye bénédictine, malgré quelques pillages et exactions, devint l'une des plus riches de Bretagne et étendit très loin son influence économique, politique et religieuse. L'abbaye donna naissance à une nouvelle cité bretonne qui joua un rôle historique, plus particulièrement à l'époque du royaume puis du duché de Bretagne. Henri III d'Angleterre, allié du duc Pierre Mauclerc, passa six jours à Redon en 1230. Le Duc François II reçut à Redon le roi de France Louis XI en 1462.



L'Abbaye

    L'église abbatiale Saint-Sauveur fut construite du XIème au XVIIIème siècles. Elle comporte un clocher roman du XIIèmesiècle considéré comme le plus beau monument roman de Bretagne. La tour gothique du XIVème siècle est aujourd'hui séparée de l'église suite à un incendie qui détruisit une partie de la nef en 1780. Le cloître fut construit au XVIIèmesiècle sur les vestiges de l'ancien cloître alors que Richelieu était Abbé commendataire de l'Abbaye.


     Au XIIèmesiècle, fut entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la ville, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal. Elle comportait 3 portes, 3 poternes et 13 tours. De ces remparts, on peut voir aujourd'hui le flanc nord du transept de l'église, la chapelle des Ducs et les remparts au-dessus du quai St Jacques. Les récents travaux réalisés au centre-ville ont mis à jour d'autres vestiges des remparts, notamment un bastion en face de l'hôtel de Ville, deux tours (XIVème) et un autre bastion (XVIème) place de la République ainsi que des éléments de remparts.

 


 Redon fut l'une des 42 villes de Bretagne qui envoyaient des Députés au Parlement de Bretagne (États de la Province). Les États se réunirent d'ailleurs 5 fois à Redon, aux XVème et XVIIème siècles. L'opposition des évêques voisins empêcha la construction de l'évêché demandée par

     Autour de l'abbaye, les activités artisanales et commerciales se sont développées.



le Duc François II. Pendant la minorité de la Duchesse Anne de Bretagne, la cour ducale s'établit pendant quelque temps à Redon, à la fin de 1488.



Blason d'Anne de Bretagne




Blason Anne de Bretagne (1476-1514)


Blason Anne de Bretagne (1476-1514)-copie-1








                      Blason Anne de Bretagne (1476-1514)   Reine de France       


















      

 

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 18:13

Origines du drapeau breton


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Le kroaz-du



Le kroaz-du, la croix noire, est peut être le plus ancien drapeau breton.

De nombreux drapeaux arborant une croix datent du XIIe siècle.
 Au départ de la troisième croisade, en 1188, on attribua ainsi la croix rouge aux Français, la croix blanche (sur fond rouge) aux Anglais, et la croix jaune aux Flamands. Même si aucun texte de l'époque ne fait mention de la croix noire des Bretons, on peut estimer que ce drapeau date de cette époque.




L'origine de l'hermine


Les blasons étaient à l'origine des écus: des boucliers qui permettaient de protéger le guerrier. C'est à l'époque des Croisades que l'on s'est mis à les peindre ou bien à les recouvrir de fourrures. Les animaux dont on se servait pour orner ces écus étaient principalement l'hermine et l'écureuil ).°

L'hermine est un animal proche de la belette. Les romains classaient toutes ces charmantes petites bêtes, comme la marmotte, dans la catégorie des rats ! Cet animal portait alors le nom latin de mus armenia : le rat (ou la souris) d'Arménie. L'origine de l'hermine est donc arménienne!
En ancien français, ermin désignait aussi bien l'arménien que l'hermine
...

                                                                                             

 

Le pelage de l'hermine est brun-roux l'été et devient blanc l'hiver (dans les régions froides) : seul le bout de la queue reste noir. On cousait les peaux côte à côte et on plaçait au milieu de chacune la queue fixée par trois barrettes disposées en croix.

Puis on s'est mis à représenter les décorations des écus : l'hermine ne désignait plus seulement la fourrure mais aussi cette représentation formée du bout de la queue (appelée plus précisément la moucheture d'hermine) et des trois barrettes.

L'hermine ainsi stylisée devient alors un emblème d'héraldique que l'on retrouve dans les armes de plusieurs familles de la noblesse féodale.





Dans le régime féodal, l'aîné héritait du blason paternel. Mais les autres enfants devaient briser les armes: ils ajoutaient une brisure (un signe distinctif). Ainsi, les Dreux avaient pour blason un échiqueté avec une bordure. Pierre Mauclerc, le cadet, a brisé le blason avec l'hermine. Il devait commencer à porter ces armoiries vers 1209.

Et c'est à son cousin, Pierre Mauclerc de Dreux, que le roi de France donne le trône ducal de Bretagne. Il emporte alors avec lui son blason. L'emblème de la Bretagne est donc d'origine drésoise !






blason de
Pierre Mauclerc




En 1316, le duc de Bretagne, Jean III, change d'armoirie : il retire l'échiqueté et la bordure. La brisure d'hermine devient les pleines armes du duc de Bretagne.



drapeau breton 



L'hermine est au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France. En breton, on écrit : an erminig (litt. la petite hermine : la terminaison -ig est un diminutif, de ermin). Au Moyen Âge, le lis et l'hermine sont des symboles de pureté : le lis parce qu'il est associé à la Vierge, et l'hermine pour la blancheur de sa fourrure. Lui est associée cette devise latine :


Plutôt la mort que la souillure
Kentoc'h mervel eget bezañ saotret









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